War Heritage Institute

Le War Heritage Institute s’ouvre à la photographie contemporaine !

Exposition temporaire – Du 01.10.2020 au 30.03.2021

Dans le cadre du 75ème anniversaire de la fin de la Seconde Guerre mondiale et de la découverte de l’horreur des camps, le War Heritage Institute ouvre les portes du Musée royal de l’Armée à Bruxelles à une exposition photo d’exception.

Rétroactes

En septembre 2019, Luc Mary-Rabine, photographe et auteur belge, fait généreusement don de son travail artistique, soit 242 clichés originaux, au War Heritage Institute. Les deux séries offertes s’intitulent « Si je t’oublie », une série consacrée à la déportation et « De guerre en guerre », une série sur les traces des deux guerres mondiales.

L’exposition

Consacrés à la mémoire, et plus particulièrement à la thématique des camps de concentration et des centres d’extermination, 55 tirages originaux de Luc Mary-Rabine ont été choisis pour être présentés au Musée royal de l’Armée. Pour faire le pont avec l’Histoire, ces photographies cohabitent avec des photographies historiques issues de la riche collection photographique du Musée.

Le regard porté par Luc Mary-Rabine nous emmène sur les sentiers des camps nazis. Ces images tragiques captées nous permettent de nous rendre compte de toute l’ampleur du massacre qui s’y déroula.

Dans son travail, le photographe est mû par la volonté de restituer sa solidarité aux victimes, dans le respect de leur dignité humaine. L’exposition offre ainsi un regard pudique sur l’histoire, tout en mettant en lumière le combat de l’artiste contre l’oubli.

Au niveau technique, le cadrage, le choix du papier et les appareils photos sélectionnés ne sont pas laissés au hasard. En utilisant majoritairement l’appareil photographique analogique, Luc Mary-Rabine obtient, à partir de négatif de format 6 x 6 cm, des tirages d’un format carré, visuellement très puissants.

Qui est Luc Mary-Rabine ?

Passionné de photographie depuis son plus jeune âge, Luc Mary-Rabine entreprend des études de médecine à l’université de Liège et se spécialise ensuite en cardiologie à New York. C’est dans cette ville qu’il commence à exploiter le potentiel de la photographie. Il immortalise des hommes naufragés sur l’asphalte, des maisons incendiées et des ghettos interdits. Toujours dans la perspective de livrer un témoignage, il arpente aussi les rues de Mexico, de Tel Aviv et de Paris. En parallèle, il explore le territoire de la mémoire, sa mémoire…

Féru de littérature, Luc Mary-Rabine prend également la plume pour associer des mots aux images. La photographie et le texte s’entremêlent alors, dialoguent et se complètent avec subtilité.

Pour l’artiste, les photographies nous parlent. Il ne suffit pas de les regarder. Il faut aussi les écouter, entendre leur silence, comme leurs cris et leurs chuchotements, afin d’entendre ce qu’elles ont à nous dire du monde, de notre société... et ce qu’elles nous révèlent aussi du photographe.